Sorry, your browser does not support JavaScript! Les Trib' d'Hermily: La Belle et la Bête de Bill Condon 2017 - Les yeux remplis d'étoiles
('d')
('M')

27 mars 2017

La Belle et la Bête de Bill Condon 2017 - Les yeux remplis d'étoiles





    Les yeux remplis d'étoiles je sors de la salle de cinéma, ça y est je l'ai vu! Enfin! Moi qui avais tant attendu ce moment, celui de pouvoir aller voir cette nouvelle adaptation de mon conte favori: La Belle et la Bête.
    Ce Disney et moi, c'est une histoire éternelle! Je me souviens, pas plus haute que trois pommes, visionnant sans relâche la cassette vidéo dans le magnétoscope, chantant à tue-tête les chansons et répétant les dialogues du film tout en imitant mon héroïne. Voyez-vous, je me suis toujours identifiée à Belle ou à Sara Crewe, mais difficilement aux autres princesses Disney... Désolée mais Blanche-Neige ne m'a jamais fait rêver pas plus que Cendrillon ou encore Ariel. 
Belle m'a toujours fascinée par sa différence, son amour des livres et son intelligence. Quand j'ai appris que Disney comptait adapter mon conte favori dans une version live-action j'ai sauté au plafond! J'ai scruté une à une les nouvelles et informations sur le film. J'ai été enchantée d'apprendre qu'Emma Watson avait été choisie pour incarner Belle. Je ne voyais pas une autre actrice qu'elle pour relever ce défi. Qui d'autre que l'ambassadrice de la campagne #HeForShe pour jouer ce rôle? 

    Les lumières de la salle s'éteignent tout doucement puis brusquement, une mélodie familière se répand dans la salle, un feu d'artifices éclate au dessus d'un somptueux château et la magie commence à opérer... la musique du célèbre prologue composée par Alan Menken nous ramène vers de si beaux souvenirs d'enfance.
    L'histoire vous la connaissez tous: un prince capricieux, égoïste et insensible vivant dans un somptueux château transformé en bête un soir d'hiver par une vieille mendiante à qui il avait refusé l'asile en échange d'une rose. Mais celle qui n'avait l'air que d'une hideuse femme était en réalité une magnifique enchanteresse. La rose qui devait être un présent devint alors le sablier de sa malédiction, lui rappelant qu'il devait aimer et être aimé en retour pour briser le charme. Mais qui pourrait aimer une bête? La suite, je vous en fais grâce, une jeune fille s'éprendra bien de cette bête, il s'agit de Belle.
    J'ai entendu beaucoup de réactions au sujet de ce film: de très bons et des un peu moins bons. Certains le trouvant époustouflant, certains lui reprochant d'être un copié collé du film de 1991. Il y a du vrai dans cette critique et justement c'est ce que chacun recherche en allant voir cette nouvelle adaptation sur laquelle Bill Condon a porté un nouveau regard. Le personnage de Belle a été refaçonné: nous savons mieux pour quelles raisons Belle est perçue par les autres villageois comme une étrange demoiselle. Elle n'est plus qu'une lettrée parmi une foule d'illettrés, Belle (bien qu'on s'en doutait un peu) apparaît sous les traits d'une véritable humaniste, en avance sur son temps qui a inventé une machine à laver. 
Les villageois de la version de 1991 portent un œil amusé mais bienveillant sur Belle, ceux de 2017 se méfient de la seule jeune fille du village qui a reçu une instruction. En France, ceci nous paraît complètement absurde de refuser l'éducation aux femmes mais malheureusement ce combat persiste encore dans le monde entier et des femmes meurent chaque jour pour avoir voulu s'instruire. 
    Gaston m'a estomaquée. J'ai toujours pensé que Gaston était un "faux méchant". Je m'explique, dans la version de 1991 Gaston est un rustre avec peu d'esprit qui perd tout simplement la raison quand il voit que la femme qu'il convoite en aime un autre, il se transforme alors en monstre. Mais dans cette nouvelle version Luke Evans joue avec brio un sale type, une ordure, un grand manipulateur, un sanguinaire, et j'en passe. Il est impossible de s'attacher à lui, c'est un grand méchant, une bête monstrueuse à l'intérieur, un pervers narcissique. Bref tout ce que je déteste.
    Quant au prince maudit ayant pris l'apparence d'une bête, nous comprenons mieux les raisons de son triste sort, et oui il l'a bien bien cherché! Dean Stevens joue magnifiquement bien le prince imbue de lui-même puis la bête d'abord terrible puis tellement humaine que moi-même j'en serai tombée amoureuse. 
    Les serviteurs sont encore plus attachants dans cette version. Le duo Lumière et Big Ben est encore plus hilarant. Plumette prend une plus grande place dans cette version, de même pour Madame de Garde-Robe ainsi que d'autres personnages.
    La magie renaît, "C'est la fête" est époustouflante. Je regrette l'absence de "Humain à nouveau" qui apportait une transition à l'histoire et puis cette chanson était tout simplement magnifique! L'entente entre Belle et la Bête est mieux développée. La Bête apparaît rapidement comme quelqu'un de cultivé et doté d'un sens critique ce qui n'était pas vraiment le cas dans la version animée de 1991. Une mention spéciale pour l'une des nouvelles chansons du film: "Ensemble à jamais" qui est chantée par la Bête. Dans la version animée de 1991 la Bête ne chante qu'une fois et brièvement dans "Je ne savais pas". Cette chanson est magnifique et rend le départ de Belle encore plus poignant, la Bête chantant carrément son amour et sa peine sur les toits du château.
    J'ai été plus que charmée par cette nouvelle adaptation qui m'a fait sourire, rire, pleurer et encore sourire. Allez le voir, vous ne le regretterez pas, mes yeux sont encore remplis des étoiles de cette histoire éternelle. 

     
Rendez-vous sur Hellocoton !

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Un petit mot féerique ♥

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...